Surpoids et programme de survie bio-logique

Dans les problématiques de poids, il faut comprendre que notre cerveau archaïque active le programme de stockage des graisses, et ce bien malgré nous, quand il va ressentir soit un besoin de faire des réserves (risque ou ressenti de pénurie ou de manque), soit un besoin de se protéger de l’extérieur contre des coups, contre le froid (ressenti d’agression ou d’ atteinte dans son intégrité).

Et se battre contre ce « programme » ne fait souvent que le renforcer. Pourquoi ?

D’une part parce que ce programme est enclenché au niveau des mécanismes de survie biologique du corps, comme si le cerveau archaïque se disait : « Il faut que je fasse un maximum de resserves, je dois être le plus lourd possible, le plus fort, mettre ma carapace ou mon armure… » C’est un programme de survie, et les programmes de survie dépassent toutes les autres fonctions. Ainsi, il sera toujours plus fort que le mental ou la volonté, parce qu’il y va de la survie : la notre ou celle de l’espèce. Ainsi, nous appellerons ce programme général qui est activé : « STOCKAGE MAXIMAL »

D’ autre part, le fait de se mettre en restriction alimentaire aggrave les choses puisque notre cerveau archaïque perçoit vraiment un cycle de disette ou de famine, et il renforce alors ce programme en mode stockage maximal, et ce, à la fois au niveau biologique : « II y a pénurie, il faut donc faire encore plus de réserves », mais aussi au niveau psychologique (par renforcement de la sensation de manque par exemple, ou par création de nouvelles frustrations…). A mon avis, la restriction alimentaire stricte et isolée d’un travail sur les émotions n’ est pas une réponse adaptée aux problématiques de surpoids, puisqu’ elle conduit au fameux Yo-Yo : les personnes perdent dix kilos et en reprennent quinze, et ainsi de suite…

La seule vraie solution pour régler définitivement votre problématique de poids, pour pouvoir mincir plus facilement et ne pas reprendre les kilos, va nécessiter la désactivation de ce programme de survie biologique. Et cela n’ a pas grand-chose a voir avec la diététique, même si celle-ci a tout de même sa place. Au niveau biologique, ce type de programme en mode « stockage maximal » va induire quatre phénomènes :

1. Notre corps fonctionne en mode économique et stocke très facilement les calories, il se programme pour pouvoir tenir le coup comme en temps de famine.

2. Mais aussi, il va induire des fringales (hypoglycémie), une tendance a l’hyperphagie (besoin de manger en quantité excessive au moment des repas), voire des comportements alimentaires totalement inadaptés (de la compulsion à la véritable crise de boulimie) et totalement incontrôlables, ou très difficilement contrôlables, parce qu’ils sont de l’ordre de la pulsion « vitale ». C’est comme s’il en allait de notre survie de manger, de se remplir… a un point qui parait parfois bestial (surtout en dehors du regard d’autrui). D’ ailleurs, les personnes le décrivent souvent en termes de « je bouffe, je me bâfre, je me goinfre, j’ engloutis comme si je n’ avais pas mangé depuis des jours, je me jette sur la nourriture, il n’y a plus que ça qui compte, j’ai besoin de me remplir… », et non «je savoure, je déguste, je me délecte… »

3. Il y a une véritable perte de la sensation de satiété, ce qui enlève ce frein naturel au remplissage. C’est comme s’il n’y avait plus de limites, et les quantités peuvent être très importantes, voire véritablement impressionnantes.

4. La digestion se fait parfaitement bien, le corps ingère et assimile tous ces aliments, pourtant excessifs. « Je ne comprends pas, je peux manger deux litres de crème glacée, c’est vraiment gras, eh bien, je digère tout sans aucun problème, alors que mon conjoint est malade au bout de deux ramequins. » Il n’y a pas ou rarement de « crises de foie », alors que d’autres, après un bon gueuleton, ne vont pas pouvoir manger pendant 24 heures. Quand ce programme est activé, le besoin de manger peut revenir assez vite.

Ce comportement est en réalité bien différent du réel plaisir de manger : on bascule dans un besoin vital, et non plus dans un besoin de plaisir gustatif (qui par ailleurs ne dure finalement que très peu de temps, cinq a dix minutes maximum pour le même type d’ aliment, puisque les papilles sont assez rapidement saturées). Quand on est dans ce besoin vital, il y a urgence, et on ne va pas prendre le temps d’éplucher ses légumes, de les faire cuire ou de se concocter un bon plat équilibré. Au contraire : on se précipite sur ce qui nous tombe sous la main et, sauf organisation exceptionnelle (avoir ce qu’il faut et ne pas avoir dans les placards ce qu’il ne faut pas !), ce qu’on va trouver à manger rapidement n’ est pas très équilibré et, de toute façon, le corps qui est merveilleusement bien fait, dans ce besoin vital, induit irrésistiblement et spontanément une attirance pour les aliments les plus riches sur un plan calorique, puisqu’il faut faire de la masse, du stock, et que les légumes ne permettent pas cela !

Par exemple, imaginons un apéro, eh bien la personne en état d’urgence n’ aura aucun attrait pour les tomates cerises ou les petits légumes, mais elle ne s’éloignera pas du plateau ou de la coupe contenant les cacahuètes ou les chips… En fait, rien n’est dû au hasard ! Ainsi, quand ce programme est activé, on mange a la fois trop en quantité, trop en aliments caloriques, mal, et notre corps digère tout et stocke la graisse très facilement.

Il est a noter que d’autres personnes auront le programme inverse, par exemple un programme du type : «Il faut rester très léger pour courir le plus vite possible si on doit fuir » : c’est le syndrome de la «gazelle ». Pour eux, le programme de survie va consister a courir le plus vite possible pour fuir un danger et il leur faut donc rester léger. Ces personnes pourront manger quasi n’importe quoi, elles seront toujours très minces, voire maigres. Cela vous paraît très injuste bien sûr, surtout dans notre mode de vie actuel ou nous baignons dans une abondance de nourriture et de sollicitations multiples en la matière, mais c’ est comme ça.

Au fond, la nature est bien faite, a un niveau profond et archaïque elle ne répond pas a des critères esthétiques, c’est tout simplement la survie des individus et de l’espèce qui est importante pour elle. C’ est ce qui fait que nous peuplons encore notre planète. Cependant, quand la nature a trouvé un moyen de gérer les tensions intérieures, les émotions négatives, cela devient comme un canal qui s’ est creusé dans le sol, et a chaque nouvel orage, ce canal sera la voie d’ élimination privilégiée du flux d’ eau, du flux d’émotions ; donc, s’occuper des émotions conjointes sera toujours utile voire nécessaire pour perdre du poids plus facilement et durablement.

Emilie

Published byEmilie

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